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Vol de papillon

Le papillon, pour faire rêver les petits et les grands...
   
  LE GNOME ET LE PAPILLON
 
Il était une fois, dans la partie la plus septentrionale de la Finlande, une charmante famille de gnomes. Comme tous ceux de leur clan, ils vivaient dans le creux d'un arbre, taillé à même le tronc, mais sans avoir fait souffrir lors de la construction de la maisonnette, le vieux hêtre qui leur servirait pour toujours, et sur plusieurs générations, de refuge et d'ami, les gnomes étant capables de parler aux arbres, comme à toutes les autres créatures de la nature, comme aux rivières, aux rochers, aux nuages et aux étoiles, aux arcs en ciel, aux rayons de soleil, et à la rosée du matin.

Ce couple gnome typique était formé du père de famille (12cm, barbe blanche depuis son adolescence à 130 ans, embonpoint rassurant pour madame gnome, bonnet de rouge de 10cm, grosse ceinture sur sa veste de feutre, bottines souples et minuscule couteau taillé dans une canine de musaraigne, attaché à son côté), de la mère de famille (11cm, longues couettes blondes tressées avec des gros noeuds en forme de papillon au bout, poitrine opulente surtout depuis le fait qu'elle est mère d'une si charmante famille de gnomons, robe traditionnelle brodée et en dentelle, toujours avec un des petits près d'elle, dont le tout dernier, encore nourrisson, attaché dans un linge en bandoulière), et les charmants gnomons, au nombre de 8, allant de l'aîné au plus petit (de 6 à 2cm donc, l'aîné, âgé de bientôt 85 ans, sort à peine de l'école, mais possède déjà un adorable duvet sous le menton, dont il est très fier, bien évidemment)..

Une famille gnome ne pourrait pas vivre dans leur maisonnette, malgré le confort cosy de l'intérieur, les petits meubles en bois sculpté, le petit lit clos où dort toute la famille en même temps, sans leur animal de compagnie typique, un muscardin (comme un loir, mais en plus petit). Le leur s'appelle coquin, car il n'arrête pas de jouer avec une noisette vide, ce qui a le dont de faire ronchonner le père de famille, mais d'amuser les petits, sous le regard attendri et complice de leur mère pendant qu'elle s'occupe, généralement, du petit dernier, prénommé "rouge" parce que c'est de cette couleur que la tribu a choisi qu'il serait vêtu... (en effet, le jour de sa naissance, une petite chenille rouge étant tombé d'un arbre, sur les linges du nouveau-né, devant le conseil du village. Tout de suite, comme c'est la coutume, ils ont décidé de l'appeler d'un nom commençant par "Sim" qui signifie "rouge" en gnomique, et dès lors il se nomma Simon). Et c'est là qu'est le problème, le rouge étant la couleur du sang, les gnomes voient généralement comme un mauvais présage l'utilisation autrement que pour le bonnet, de cette couleur. Cet enfant aurait donc des chances, malgré la fameuse gentillesse des gnomes, d'être exclus de la communauté. Son père et sa mère en étant conscient, ils décidèrent donc tout au long de sa jeunesse, d'être encore plus prévenants, et protecteurs qu'à leur habitude. Ainsi, toute son enfance, ils le sortirent partout, l'emmenant au bord de la rivière jouer avec les libellules, faire de la luge le long des feuilles d'arbres, l'hiver, jouant à la balançoire entre deux champignons, lui permettant même de visiter la cité secrète des écureuils, ce qui est rare pour un gnomon de cet âge. Lors de son adolescence, une cinquantaine d'année plus tard, il eut même la permission de faire un bout de voyage à dos d'oie sauvage, avec son ami Nils.

Il put ainsi découvrir le monde, survoler les lacs d'eau pure de cette région, parler aux biches et aux capucines. Mais malgré cette jeunesse riche en découverte, il se sentait un peu rejeté, car aucune gnomette ne voulait de lui, dès qu'elle apercevait la couleur rouge de ses vêtements. Ses camarades de classe, bien qu'étant très gentils avec lui, gardaient tout de même une distance qui le gênait. Un beau matin de printemps, à l'heure où le bruit des fleurs qui éclosent réveille les petits gnomons le matin aux premières heures du jour, alors que toute la famille dormait les uns blottis chaleureusement contre les autres, ayant échangé comme chaque nuit leur bonnet par un bonnet de nuit (la plupart des gnomes n'aiment pas trop qu'on les voit sans leur bonnet, dont ils sont si fiers, donc je ne m'attarderai pas trop dessus, pour ne pas les importuner, alors qu'ils sont si adorables, les uns contre les autres), bien au chaud dans leur lit-clos en bois et derrière un magnifique rideau en dentelles faite par grand-mère, ou sa mère encore, c'est difficile de le savoir, un grand tremblement et des appels réveillèrent tout le village. Les cris étaient les alertes données par quelques coccinelles qui passaient par là et qui avait repéré un danger. Les gnomes étant très prudents et discrets, ils se savaient en sécurité dans leurs maisonnettes cachées dans les arbres ou les racines... Mais ils s'affolèrent, principalement de peur qu'il arrive quelque chose à leurs voisins les lapineaux et les gerbilles. Les meilleures guerriers, sur leur fidèles destriers (quelques renards, quelques louves, et quelques chouettes) s'élancèrent courageusement en dehors des maisons, laissant les familles, blottis dans les bras les uns des autres, dans l'expectative et l'appréhension qu'il arrive un malheur.

Après quelques longues minutes où seul les coeurs de chacun troublait le silence, mis à part les ronflements de Coquin, le muscardin qui dormait comme d'habitude quand il ne joue pas, la nature repris vit, et les bruits rassurants de la nature commencèrent à revenir, signifiant que le danger était passé. Le conseil du village se réunit, et le grand gnome vénérable (plus de 6000 ans) expliqua au village qu'un Troll était passé dans les parages, près du village. Les guerriers auraient dû se battre, si l'intervention d'un blaireau n'avait pas fait fuir l'intrus malveillant. Le village jugea que si un troll errait dans les parages, c'est uniquement parce que le doute planait sur le village, que c'était un mauvais présage, et que pour le prévenir, il fallait qu'un autre mauvais présage parte du village. Simon, bravement s'avança alors et lança à l'assemblée, que s'il partait du village, le mauvais sort quitterait le village, et que celui-ci pourrait vivre paisiblement, comme avant. Tout le monde fondit en larme, refusant de laisser partir l'un des leurs, mais le gnome rouge fit comprendre qu'il était décidé à sauver son village, et qu'il jurait sur la beauté des nébuleuses, qu'il trouverait une solution pour revenir, libéré du fardeau qu'il imposait au village. Il partit donc sur la petite route à l'orée du village, juste derrière la "Carrière dorée", avec son baluchon contenant un couteau offert par son père, et une bague humaine en or, que lui avait confié par sa mère qui le tenait de ses ancêtres (Simon avait hésité à l'emmener, à cause de l'encombrement que ça représentait, mais comme c'était un cadeau de sa mère, il le pris avec amour).

Il partit pendant des jours et des semaines, allant même jusqu'à dépasser les vieilles ruine de Yerdua, et le menhir sacré du Kad, il croisa les créatures les plus fabuleuses du monde, fut aidé par des cygnes et des ours, pu échapper de justesse à la vue des humains. Il marcha pendant des jours et des jours, malgré la neige (se protégeant en dormant contre les animaux qui se proposaient tous de l'aider, d'autant qu'il était repérables, avec cette couleur sur la neige). Il ne savait même pas ce qu'il cherchait, mais suivait les signes que lui présentait la nature, entre les vibrations à la surface des ruisseaux, le profil des nuages, ou le vol de oiseaux migrateurs, il se dirigeait toujours plus au sud. Un jour, alors qu'il sentait tout espoir perdu, de retrouver sa famille, trouver une gnomesse à sa taille (12cm) et pouvoir vivre le bonheur dont il rêvait tant, il s'assit sur un rocher qui lui avait proposé de s'assoupir sur son dos. Et il se mis à pleurer, en cachant son visage dans ses petites mains. Il ne pouvait même pas apprécier la beauté et la quiétude de l'endroit où il était, au bord d'un étang, près d'une prairie dont l'herbe regorgeant de vie était d'un vert qui aurait pu lui donner de l'espoir, et proche d'oursons qui jouaient ensembles, innocemment. Fier, comme tout ceux de son espère, il pleurait en silence, et la seule chose qui le trahissait, étaient ses larmes chaudes qui coulaient le long de sa barbe... glissant, jusqu'au bout de celle-ci, jusqu'à tomber dans l'herbe, se mêlant avec la rosée de cette pourtant si douce journée. C'est alors qu'une dernière larme tombait qu'un magnifique papillon rouge l'aperçut et se posa sur son épaule dans un bruissement de cil. Le gnome sécha ses larmes et salua ce si magnifique insecte, en lui demandant ce qu'il faisait là. S'il était comme lui contraint par sa couleur de devoir fuir les siens? Le papillon sourit doucement et lui dit qu'il avait quelque chose à lui montrer. Il s'envola doucement, et virevoltant dans la brise printanière, il se dirigea, suivi du gaillard, vers une colline verdoyante. Arrivé en haut de cette colline, les yeux du gnomes, encore vaguement embués par les dernières larmes, furent émerveillés par la beauté de ce qui se présentait à lui. En contrebas, des millions de couleurs, celles des fleurs et celles des papillons, formaient une danse magnifique, de mouvement et de lumière, qui aurait émerveillé même le plus borné des gnomes.

Le papillon lui dit qu'il s'agissait du village secret des papillons, là où le Dieu de la lumière et des couleurs avait créé son espère, ce lieu où toutes les espèces de papillons pouvaient vivre et rivaliser de couleurs avec les plus radieuses des fleurs. La magie irradiant de ce lieu faisait frissonner notre gnome, qui avait le souffle coupé d'émerveillement... Le papillon l'invita à venir, ce que le gnome fit. Il vit alors dans quelle harmonie vivait cette communauté, si belle par sa diversité et sa simplicité. Le gnome se reprit à pleurer en souhaitant que sa famille puisse un jour connaître un bonheur semblable. Alors il sentit un frisson parcourir son échine. Il sentit comme une caresse d'un vent doux, le long de son dos. Il ne s'aperçu pas que des ailes de papillon lui poussaient dans le dos. La sensation était tellement agréable qu'il ne fut même pas apeuré par cette situation. Le papillon s'approcha et lui dit que c'était lui-même, quand il était petit, encore sous la forme d'une adorable chenille rouge, qui lui avait été déposé dessus par la destiné. Que Simon avait été choisi par les Dieux pour être dépositaire d'un grand secret et d'un grand destin... Il devrait retourner à son village, et expliquer que désormais, le peuple des papillons et celui des gnomes ne faisaient plus qu'un. Qu'ils avaient été créé en même temps à l'aube du monde, et que désormais ils devaient vivre ensembles. Le gnome n'écoutant que son coeur et son idéalisme, remercia son ami de toujours, le papillon, et s'envola avec ses nouvelles ailes vers le nord, si heureux de prendre la route du retour.

Il suivit les arc en ciel et arriva une douce soirée d'été en vue de sa forêt qu'il adorait tant. Le village l'aperçu arriver, toujours de rouge vêtu, avec de magnifiques ailes rouges dans son dos. Un peu effrayés, mais tellement heureux de voir le retour de l'un des leurs, ils l'accueillirent à bras ouverts. La coutume gnomique voulant que chaque gnome prenne dans ses bras l'un après l'autre, le nouveau venu, ce fut une gnomesse que le destin voulut lui mettre entre les bras. Elle était vêtue de blanc, la peau claire, comme ses yeux et la blondeur de ses cheveux le firent fondre. Dès qu'il la pris dans ses bras, des ailes radieuses poussèrent dans le dos de cette jolie gnomette. Effarouchée elle alla se réfugier dans les bras de ses parents, qui virent aussitôt des ailes de papillon pousser dans leur dos. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il ne fut pas un gnome qui n'eut pas sa magnifique paire d'ailes. Ils comprirent devant une telle variété de couleur qu'ils ne devraient plus jamais faire une différence selon la couleur des vêtements du gnome qui les portent. Ils décidèrent de rendre visite à leurs nouveaux amis les papillons, dans le sud, puisque leurs ailes les empêchait de vivre normalement dans leurs maisons des bois. Le village entier vola escorté par des aigles et des hirondelles. Et sous le charme de ce nouveau village au milieu d'une merveilleuse prairie, ils décidèrent de ne plus jamais le quitter.

Pendant tout le vol, la gnomette qui avait été la première à avoir des ailes, et probablement parmi les plus douces et appréciées de son village, avait les ailes les plus magnifiques de toutes, et ne put s'empêcher de remercier Simon, par un fameux baiser gnomique (frotter le nez contre le nez). Simon tomba éperdument amoureux et jura de ne plus jamais la quitter. Ils vécurent ainsi, heureux et eurent de nombreux et magnifiques gnomons, dans un village de papillons et de gnomes où plus jamais un individu ne fut rejeté. Le soleil se lève et se couche toujours sur le monde des gnomes, mais ce village, pour sa protection est invisible aux yeux des humains, en dehors des enfants, dont l'innocence et la pureté permet de respecter cette existence. Depuis, les gnomes ne vivent plus que dans les histoires qu'on raconte aux enfants et aux filles adorables qui passent beaucoup de temps à envoyer des messages, mais jamais aucun animal, être de la nature ou créature féerique n'oubliera jamais l'histoire du gnome et du papillon...

Da viken...
 
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